La chronique mensuelle | Août 2010
La tendinopathie : une blessure « à la mode »
La tendinopathie représente l’une des blessures les plus fréquemment rencontrées en milieu clinique. En fait, ce terme scientifique signifie l’atteinte d’un tendon (structure anatomique entre le muscle et l’os qui transmet la force du muscle à l’os afin de réaliser le mouvement). Elle se divise en deux catégories : la tendinite et la tendinose. La tendinite représente un phénomène inflammatoire qui surviendrait après un traumatisme ou une nouvelle activité chez quelqu’un n’ayant jamais eu de problème de ce type auparavant. La tendinose, quant à elle, est plutôt qualifiée par un processus dégénératif des fibres de collagènes (élément de base du tendon) et implique généralement une chronicité (douleur ≥ 3 mois). Cette dernière est grandement reliée au syndrome de surutilisation du tendon.
Au niveau du membre supérieur, la tendinopathie de l’épaule représente la douleur non-traumatique la plus répandue. Elle se développe habituellement suite à un surmenage sportif ou manuel, une utilisation inadéquate du membre supérieur, un syndrome d’abutement (d’accrochage), un traumatisme (chute), une posture inadéquate, une malformation congénitale augmentant la friction sur le tendon, ainsi que lors d’activités inhabituelles. Initialement, la douleur surviendra après l’activité et sera de courte durée pour ensuite progresser durant celle-ci, puis lors des tâches de la vie quotidienne. La douleur pourra aller jusqu’à nuire à la réalisation des activités ainsi qu’à la performance.
Une bonne hygiène posturale est sans aucun doute un excellent moyen de prévenir l’apparition d’une tendinopathie à l’épaule. L’enroulement des épaules et l’hypercyphose dorsale (dos arrondi) sont malheureusement trop communément observés dans la population en générale, particulièrement chez plusieurs travailleurs de bureau. Un bon programme de renforcement et de correction posturale est nécessaire afin d’éviter les déséquilibres musculaires et, de ce fait, augmenter la stabilité de l’épaule. D’ailleurs, plusieurs études scientifiques ont prouvé que le renforcement excentrique (contrôle de la phase de retour d’un mouvement) du segment touché est l’un des traitements à préconiser dans la guérison d’une tendinopathie. On suggère habituellement 3 séries de 20 répétitions. L’étirement de la structure atteinte fera également partie du traitement. En effet, le facteur le plus important dans les tendinopathies chroniques est le manque de flexibilité de l’unité musculo-tendineuse. Ainsi, lors de pareille blessure à l’épaule, il faudra éviter de dormir sur le côté atteint et de pratiquer des activités soutenues ou répétées au-dessus de la tête. Finalement, la rééducation du geste sportif ou de la manœuvre de travail sera essentielle à la guérison ainsi qu’à la prévention de récidives.
En terminant, si jamais vous souffrez d’une telle blessure, il sera important de consulter rapidement en physiothérapie afin d’éviter que la douleur s’aggrave et devienne chronique. Par la suite, un bon programme d’entraînement adapté, fait notamment par un kinésiologue, sera optimal afin de maximiser la récupération. Il est recommandé de pratiquer régulièrement des exercices musculaires adéquats, car rappelez-vous bien:
« Mieux vaut PRÉVENIR que guérir! »
Geneviève Girard, pht, membre de L’OPPQ
Physiothérapeute, conseillère pour Kinergex
--------------------------------------
La chronique mensuelle | Juillet 2010
Établir des objectifs d’entraînement: un outil important dans l’adoption d’un mode de vie actif
Vous connaissez sans doute, ou faites peut-être partie de ces gens qui, chaque année, prennent la résolution d’être plus actif, de perdre du poids, de manger mieux… mais qui après quelques semaines ou quelques mois, retombent dans leurs vieilles habitudes et reportent le tout à plus tard. Pour remédier à cette situation, il existe un outil simple, efficace et accessible à tous : l’établissement d’objectifs d’entraînement.
Pour qui?
Établir des objectifs peut servir à tout le monde, que vous soyez un sportif du dimanche, une femme active depuis plusieurs années, une personne souffrant d’embonpoint ou encore, un athlète d’élite. C’est même la stratégie la plus utilisée en psychologie sportive pour améliorer la performance.
Comment ça marche?
Les objectifs que l’on se fixe favorisent l’augmentation de la performance et l’assiduité à l’entraînement pour plusieurs raisons. Ils permettent de diriger notre attention et de mobiliser nos efforts dans la bonne direction, de persévérer dans l’adversité, et finalement ils augmentent la confiance en soi lorsqu’ils sont atteints. Par contre, pour que la stratégie soit efficace, il va de soi que certains éléments clés sont à savoir.
Établir des objectifs « SMART »
Le plus important lorsqu’on se fixe un objectif, c’est d’être le plus spécifique possible. Trop souvent, les gens se donnent des objectifs vagues (ex. : courir plus souvent) et abandonnent au bout d’un certain temps. Pour s’assurer que notre objectif est approprié, il doit être « SMART »!
Spécifique |
Il faut éviter les objectifs vagues. Par exemple, « améliorer ma capacité cardiovasculaire de 10% », convient mieux que, « être plus en forme ». |
Mesurable |
Il faut pouvoir mesurer l’objectif pour évaluer les progrès. « Être capable de compléter 10 chin-up sans aide » ou « courir le marathon en 3 heures », sont de bons exemples. |
Ajustable |
Il ne faut pas avoir peur d’ajuster notre objectif à la hausse ou à la baisse, advenant une blessure par exemple. |
Réaliste |
Il est important que l’objectif soit un défi, mais réaliste. Trop facile, on risque de ne pas se sentir récompensé. Trop difficile, ou irréaliste, on risque de perdre confiance en soi, de développer un sentiment d’échec et de se démotiver. |
Temporel |
Il faut identifier un moment, une date, où l’objectif doit être atteint, ce qui augmentera la motivation. |
Directives additionnelles et erreurs à éviter
D’autres directives, souvent laissées de côté, peuvent favoriser l’atteinte de nos objectifs et notre assiduité à l’entraînement. D’abord, rendez vos objectifs publics : dites-le à vos proches, votre entraîneur, votre médecin, etc. Ensuite, mettez-les sur papier : vous pouvez les afficher à la vue pour être sûr de ne pas les oublier. Énoncez toujours vos objectifs de façon positive. Il est aussi primordial de se fixer des sous-objectifs à court terme ou des objectifs pour vos séances, et de noter vos progrès quotidiennement afin de maintenir votre motivation. Si vous désirez perdre 10 livres en 5 mois, un sous-objectif serait de perdre 1 livre après 2 semaines, ou 5 livres en 2 mois. Finalement, n’oubliez pas de réévaluer vos objectifs à la date fixée, et d’en établir de nouveaux par la suite.
D’un autre côté, quelques erreurs communes sont à éviter dans l’établissement d’objectifs. Parmi ces dernières, on retrouve: établir trop d’objectifs à la fois (limitez vous à 2, voire 3), sous-estimer le temps nécessaire pour atteindre son but, omettre de faire un suivi et de réévaluer ses objectifs, et ne pas vraiment croire en soi et en ses buts.
Le mot de la fin
Maintenant que vous disposez d’un tout nouvel outil pour vous aider à maintenir un mode de vie sain et actif, ou pour améliorer vos performances sportives, il ne vous reste plus qu’à le mettre en pratique. Évidemment, ce n’est pas une solution miracle. Ne négligez pas d’avoir recours au support de vos proches ou aux conseils d’un kinésiologue pour vous aider à maintenir votre motivation et faciliter l’atteinte de vos objectifs.
Bon entraînement!
Sylvain Gaudet, étudiant en kinésiologie
----------------------------------------------------------
La chronique mensuelle | Juin 2010
Et si dix minutes d’activité physique pouvaient suffire…
L’exercice physique, même à petites doses, est bénéfique pour la santé. Des chercheurs américains ont découvert que seulement dix minutes d'exercices quotidiennement, à un rythme soutenu, provoquent plusieurs changements métaboliques, qui durent au moins une heure après la fin de votre séance.
La combinaison d'une alimentation saine et de l'exercice physique est jugée primordiale pour la santé, puisqu'elle contribue à prévenir, entre autres, le cancer, les maladies cardiaques et le diabète. Néanmoins, notre compréhension de la façon dont ces facteurs interagissent est encore limitée.
Pour obtenir une image plus claire de la réponse métabolique due à l’exercice, le Dr Robert Gerszten , de l'Université Harvard, et ses collègues du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont analysé la modification d’environ 200 métabolites présents dans le sang au cours de l'exercice.
L'étude a été menée auprès d’une population représentative : des personnes en santé, des marathoniens et des individus souffrant d’essoufflement à l’effort. Chez les 70 personnes en bonne santé, l'équipe de chercheur a découvert que plus de 20 métabolites sont modifiés au cours de l'exercice.
Certaines de ces substances produites naturellement interviennent dans l'élimination des calories, l'amélioration du contrôle de la glycémie et la prévention du stress cellulaire. Parmi ces métabolites, on note une augmentation de la concentration d’une partie d’entre eux pendant l'exercice, comme ceux qui sont impliqués dans la dégradation de la masse adipeuse. D’autres, en revanche, diminuent comme les substances impliquées dans le stress cellulaire.
Votre rythme cardiaque revient rapidement à la normale lorsque vous arrêtez votre activité, généralement en moins de 10 minutes. Donc, découvrir des modifications biochimiques qui persistent apporte la preuve que l’exercice amène des bénéfices sur le long terme.
Certains changements métaboliques observés après dix minutes d'entraînement pouvaient encore être constatés une heure après.
De plus, en examinant un métabolite de l'élimination de la graisse, les chercheurs ont découvert que les individus considérés comme les plus en forme (selon leur capacité d'oxygénation durant l'exercice) éliminaient davantage de graisses que les autres participants. Les chercheurs ont aussi constaté que, plus les sujets étaient en forme, plus les bénéfices de ces dix minutes étaient grands.
L’importance de vouloir progresser : Plus vous serez en forme, plus les bénéfices de votre séance d’activité physique seront importants.
Les personnes plus minces ont une meilleure augmentation durant l’exercice d’un métabolite appelé Niacinamide , un nutriment impliqué dans le contrôle de la glycémie. De plus, les 25 marathoniens qui ont été suivis ont eu des concentrations 10 fois supérieures pour ce métabolite après leur course.
Bonjour docteur, je voudrais 3 comprimés de cardio-tonus et 2 d’abdos-fessiers s’il vous plaît…
«Nous savons maintenant à quoi doit ressembler le profil biochimique type de la personne la plus en forme possible. Maintenant, nous devons voir si faire correspondre le métabolisme d’un individu à ce profil type améliorera sa performance», explique Gerszten, dont l'objectif ultime est la prévention des maladies cardiaques.
Ne vous attendez pas pour autant à une pilule miracle qui nous servira de substitut à nos séances d’entraînements. Ces nouveaux travaux montrent plutôt la complexité de la réponse du corps à l'exercice mentionne le chercheur Dr. Debbie Muoio du Duke University Medical Center. Néanmoins, ces nouvelles données confirment les recommandations de santé selon lesquelles même de courtes périodes d'activité sont bénéfiques pour le corps.
Maintenant, le plus fun reste à faire…s’entraîner. L’excuse comme quoi vous n’avez pas le temps ne tient plus. Rappelez-vous : court mais intense. Vous n’avez pas encore chaussé vos baskets!
Mathieu Drugeon, B.Sc., Kinésiologue
Source : Lewis, G. (2010). Metabolic signatures of exercise in human plasma. Science translational medicine , 2 (33), 33.
http://stm.sciencemag.org/content/2/33/33ra37.abstract?sid=59fea95c-4b84-4d70-aecc-2332c7d4149a
La page du profil du Dr Gerszten
http://www2.massgeneral.org/rai/index.asp?page=research&subpage=gerszten
Communément appelé Vitamine B3
http://www.passeportsante.net/fr/solutions/plantessupplements/fiche.aspx?doc=vitamine_b3_ps
----------------------------------------------------------
La chronique mensuelle | mai 2010
Les étirements…croyances populaires vs effets tangibles
Lorsqu’il s’agit d’étirements, bien des croyances populaires ont circulé depuis de nombreuses années quant au moment opportun de s’étirer (pré ou post exercice), l’impact de ces derniers sur la diminution des courbatures, sans oublier les bienfaits de cette pratique.
Mais avant de parler d’étirements, il nous faut d’abord faire une distinction entre les différents types qui peuvent exister. En effet, il existe deux principaux étirements utilisés de nos jours : L’étirement statique et l’étirement balistique. Le premier, le statique, correspond tout simplement à l’allongement du muscle que l’on maintient pendant plusieurs secondes. Le second, quant à lui, est un allongement du muscle de grande amplitude effectué en mouvement à une vitesse modérée. Pour simplifier ce qui va suivre nous considérerons plutôt l’étirement statique, ce dernier étant le plus souvent mis en pratique dans la réalité.
Les croyances depuis de nombreuses années ont voulu que le fait de s’étirer avant la pratique d’un exercice réduirait les risques de blessures à l’effort. En vérité, il n’en est rien. De nombreuses études scientifiques ont en effet démontré que le fait de s’étirer avant la pratique d’un exercice pourrait même aggraver le risque de blessures musculo-tendineuses. Mais comment serait-ce possible et quels sont les mécanismes physiologiques impliqués? La raison est très simple : en étirant un muscle de façon statique avant un effort, donc en l’allongeant, on le fragilise en brisant légèrement le lien qui existe entre les cellules musculaires. De ce fait, ce dernier est plus propice à se rompre, ce qui pourrait augmenter le risque de blessure à l’effort.
Aussi, plusieurs personnes ont dans l’esprit que s’étirer équivaudrait à un bon échauffement avant un exercice. Rien ne peut être aussi faux. Encore une fois la raison ici est fort simple et se trouve dans la définition même de l’échauffement. Nous savons que celui-ci a pour but de préparer les muscles à l’effort en augmentant l’afflux sanguin aux muscles, ce qui les réchauffe. Par conséquent, ce même afflux permettra aux muscles de participer à l’effort de façon efficace et sécuritaire. Or, un étirement statique effectué en début de séance écrase en quelque sorte le muscle en comprimant les vaisseaux sanguins qui l’alimentent. Le muscle demeure donc froid et fragile !
Enfin, la dernière croyance, voire même la plus répandue sur les étirements se situe dans la relation entre le fait de s’étirer après un effort et la réduction des courbatures. Il est vrai que lorsqu’on s’étire en fin de séance, nous ressentons tous une sensation d’apaisement. Nous sommes plus détendus et avons l’impression que le mal ressenti lors de notre entraînement disparaît. Toutefois, cet effet analgésique ressenti immédiatement après notre séance n’est hélas que temporaire. Dans le même ordre d’idées, l’étirement après un exercice intense peut même augmenter les microlésions aux muscles, cet aspect étant d’ailleurs fréquemment utilisé par les culturistes à la recherche d’hypertrophie (augmentation de la masse musculaire).
À présent, j’imagine bien la question qui pourrait m’être posée : Mais alors à quoi bon m’étirer et quel est le bien fondé de cette pratique ?
Eh bien, dans un premier temps, sachez qu’il est important de comprendre que les microlésions dont nous traitions plus haut sont bénéfiques et nécessaires puisqu’elles permettent l’allongement musculaire (la flexibilité). De plus, en général, les gens aux horaires chargés de notre société passent la majorité de leur temps assis devant l’ordinateur ou la télévision, ou encore debout pendant de longues périodes. Cela s’ensuit d’une rétraction musculaire, c’est-à-dire que nos muscles se raccourcissent et perdent donc leur longueur initiale. Effectivement, lorsque nous demeurons dans une même position pendant un bon moment, ceux-ci se fatiguent et de cela en découle un relâchement plus ou moins important de notre posture contribuant à développer des tensions musculaires. À ce moment précis intervient toute l’importance des étirements afin de redonner aux muscles leur longueur initiale et même d’améliorer l’amplitude des articulations. Il est prouvé scientifiquement que la position d’étirement doit être maintenue pour un minimum de 30 secondes afin de permettre l’allongement musculaire.
Vous connaissez bien le dicton: «mieux vaut prévenir que guérir » ? C’est pourquoi il est crucial de s’étirer régulièrement, que ce soit au travail ou à la maison, afin d’éviter tout déséquilibres musculaire et articulaire. De surcroît, s’il est pratiqué régulièrement, l’étirement augmente la force et la puissance musculaire de 2 à 5%. Dans le cas où vous n’êtes pas familier avec les étirements, il est fortement recommandé de consulter un spécialiste, notamment un de nos kinésiologues, pour vous apprendre à vous étirer de façon sécuritaire et efficace lors de vos séances.
Bon entraînement !
Murielle Tiacoh, B.Sc., Kinésiologue
----------------------------------------------------------
La chronique Mensuelle #3
L’entraînement par blocs entrecoupés
Peut-être que…
Tout comme plusieurs de nos clients chez Kinergex, vous avez un horaire chargé et vous n'avez donc pas autant de temps à investir sur votre santé et votre forme physique que vous le souhaiteriez.
Heureusement, nous avons justement un programme qui a été développé pour les gens comme vous. Il s'agit d'un mode d'entraînement qui permet de bien solliciter bon nombre de qualités musculaires à l'intérieur d'une seule et même séance. Cette technique va donc rentabiliser au maximum le temps que vous consacrez à votre entraînement. On appellera cette méthode «entraînement par blocs entrecoupés», car le modèle-type d'une séance de ce genre est composé d'un certain nombre de blocs d'exercices musculaires en condensé, qui seront effectués en alternance avec des blocs d'entraînement cardiovasculaire (systèmes énergétiques).
Nous allons généralement choisir des exercices fonctionnels pour la musculation, car ces mouvements stimulent plusieurs muscles pour les faire travailler en synergie. De plus, nous pouvons utiliser pour ces derniers du matériel simple, facilement accessible dans la vie de tous les jours. Évidemment, en raison de la densité d'une telle séance (les pauses sont ici très raccourcies), une heure d'entraînement par blocs entrecoupés sera plus épuisante qu'une heure d'entraînement "traditionnel", mais apportera certes plus de bénéfices au niveau de la condition physique; il s'adresse donc davantage à des gens de niveau intermédiaire et avancé, mais pourrait très bien être adapté afin de convenir à des gens de n'importe quel niveau. Pour obtenir des résultats optimaux, il importe de savoir bien doser le ratio intensité / volume lors des séances, mais cet apprentissage fera l'objet d'une prochaine chronique... !
En terminant, je tiens à préciser que tous nos kinésiologues chez Kinergex sont formés et outillés à adapter n’importe quelle séance d’entraînement en fonction de vos objectifs, de votre condition physique ainsi que des ressources mises à leur disposition. En ce sens, à titre d’exemple, vous pourriez profiter d’une belle journée ensoleillée pour tenter l’expérience à l’extérieur, que ce soit dans votre cours arrière, voire même dans un parc près de chez vous. Vous verrez, l’essayer c’est l’adopter ! N'hésitez pas à faire part à votre entraîneur de toutes questions ou interrogations supplémentaires par rapport à cette méthode d'entraînement optimisée.
Sur ce, bon entraînement et à la prochaine !
Thierry Canape, B.Sc., Kinésiologue
----------------------------------------------------------
La chronique Mensuelle #2
Variété de l’entraînement
L'entraînement physique est une science vaste comportant une multitude de volets, que nous ne pourrions analyser dans une seule chronique.
Cette dernière démontrera qu'il existe plus d'une façon d'obtenir la forme physique tant désirée. Que ce soit dans un gymnase, dans un centre sportif ou dans le confort de votre foyer, une bonne condition physique est une qualité atteignable par divers moyens. Il ne suffit plus de regarder une personne faire telles ou telles activités et/ou exercices et se dire qu'en imitant celle-ci, nous accéderons au succès. Un entraîneur qualifié peut vous guider vers ce succès et chez Kinergex, l’accomplissement de soi, c'est définitivement ce que nous visons.
« Tous les chemins mènent à Rome », ce proverbe a tendance à bien s’appliquer lorsqu’il s’agit d'entraînement physique, à condition que toutes les variables soient prises en compte. Une quantité incroyable de méthodes et de techniques existent vous promettant qu’en les appliquant, vous réaliserez des miracles. Vous vous posez probablement plusieurs questions telles que : comment utiliser ces différentes méthodes efficacement et quels résultats réels obtiendrai-je après usage? Alors, quoi de mieux que d'obtenir les services d'un kinésiologue pour démystifier ces nombreuses interrogations. Un entraîneur A vs un entraîneur B n'utiliseront probablement pas les mêmes techniques, ni les mêmes exercices pour vous permettre d’arriver à vos fins, mais lorsque l'entraînement est spécifique, structuré, qu'il tient compte de vos préférences, de votre condition physique initiale et de votre évolution, les chances sont bonnes pour que celui-ci vous mène à l’atteinte des objectifs que vous vous étiez fixés.
Tant de gens ont à cœur le côté esthétique de l’entraînement. Les objectifs les plus courants varient entre une perte de poids, un gain de masse musculaire ou une réduction du pourcentage de gras. Ce qu’il faut savoir, c’est que ces objectifs font partie intégrante d’un travail musculaire, cardiovasculaire et nutritionnel. Tel un athlète, si vous désirez amener votre corps au maximum de son potentiel, ces trois aspects auront une importance cruciale et seront les clés de votre mise en forme.
Dans votre intérêt, il serait important que vous connaissiez les différentes qualités musculaires, ainsi que les différents systèmes énergétiques à développer dans un programme d’entraînement.
Entraînement des qualités musculaires :
Qualités musculaires |
Descriptions |
Exemples |
FORCE MAXIMALE |
Tension maximale qu’un muscle ou un groupe de muscles peut exercer au cours d’une seule contraction |
Soulever un poids de 100 Kg au développé couché pour une répétition maximale |
ENDURANCE MAXIMALE |
Capacité du muscle à poursuivre des contractions répétées ou maintenir une contraction pour une durée maximale |
Effectuer un maximum de 60 push-ups |
VITESSE MAXIMALE |
Qualité de pouvoir effectuer des mouvements dans des unités de temps les plus réduites |
Effectuer le plus de redressements assis possibles en 60 secondes |
PUISSANCE MAXIMALE |
Habileté à relâcher une force musculaire maximale à une vitesse maximale |
Sauter le plus haut possible |
HYPERTROPHIE |
Augmentation du volume d’un muscle |
Augmentation de la circonférence du bras de 14 à 16 pouces |
COORDINATION |
Capacité d’exécuter un mouvement moteur efficient et précis |
Effectuer un triple axel en patinage artistique |
AGILITÉ |
Qualité qui fait appel à la coordination et la vitesse |
Effectuer différents types de déplacements en parcourant une distance dans le plus court laps de temps possible (sur une échelle d’agilité par exemple) |
FLEXIBILITÉ |
Amplitude maximale de mouvement que peut concéder une ou plusieurs articulations |
Effectuer un étirement des ischio-jambiers en position assise |
ÉQUILIBRE ET PROPRIOCEPTION |
Fonction sensori-motrice qui assure en permanence la stabilité dynamique de la posture |
Effectuer un squat sur une seule jambe |
Entraînement des systèmes énergétiques :
Systèmes énergétiques |
Descriptions |
Exemples |
ENDURANCE AÉROBIE |
Capacité à maintenir un effort d’intensité modérée à élevée au-delà de 2 minutes, l’énergie requise est produite par voie oxydative (nécessitant de l’oxygène) |
Courses de fond : 5 km, 10 km, demi-marathon, marathon |
ENDURANCE ANAÉROBIE ALACTIQUE |
Capacité à maintenir un effort d’intensité maximale pour une durée de 7 à 20 secondes, l’énergie requise est produite par voie anoxydative (sans oxygène) |
Sprint de 100 mètres |
ENDURANCE ANAÉROBIE LACTIQUE |
Capacité à maintenir un effort d’intensité maximale pour une durée de 20 à 120 secondes, l’énergie requise est produite par voie anoxydative et comprend la formation de lactate sanguin (acide lactique) |
Course de 200 à 400 mètres |
Il est certain qu’avec toutes ses composantes à améliorer, il est facile de varier son entraînement et de développer différents éléments, selon vos priorités. Beaucoup d’exercices vous permettent d’ailleurs de travailler plus d’une qualité musculaire à la fois. Il est aussi possible de complexifier les exercices de votre programme en ajoutant de l’instabilité ou un nombre de répétitions plus élevé à exécuter dans un laps de temps plus restreint et ainsi entraîner respectivement votre équilibre et proprioception, votre endurance musculaire et votre vitesse maximale. Vous pouvez et devriez même varier constamment votre entraînement en fonction d’une périodisation spécifique (exemple : périodisation de 6 mois divisée en 2 mois d’entraînement en endurance musculaire, 2 mois d’entraînement en hypertrophie et 2 mois en puissance musculaire), question de garder votre motivation constante et d’expérimenter de nouveaux stimuli d’effort.
Je suis convaincu que cette chronique vous a donné un bon aperçu de ce que signifie le concept de variété en conditionnement physique, maintenant à vous de voir avec votre kinésiologue, quel serait le programme idéal pour vous!
Sur ce, bon entraînement!
Albert Hippolyte, B.Sc., kinésiologue
----------------------------------------------------------
La chronique Mensuelle #1
L’importance du métabolisme de base (ou de repos) dans le contrôle du poids :
Qu’est-ce que le métabolisme de repos?
C’est la quantité d’énergie que le corps requiert pour subvenir aux besoins vitaux (ex : travail du cœur, rein, foie, etc.). Or, cette énergie représente par le fait même la plus grande proportion de notre dépense calorique. Ainsi, dans une journée, parmi toutes les calories que l’on brûle, 70% proviennent de notre métabolisme de repos. Il est donc primordial de l’activer convenablement.
Comment faire?
Notre masse musculaire se trouve à avoir une influence directe sur le métabolisme en question puisque chaque muscle, pour vivre, doit brûler des calories. On parle généralement de 13 kcal/kg de muscles. Donc, à titre d’exemple, faire de la musculation permettra d’accroître notre masse musculaire tout en induisant une activation de notre métabolisme de base (MB). D’ailleurs, si l’on compare 2 personnes, l’une active et l’autre sédentaire, on peut conclure que l’individu actif physiquement brûle plus de calories au repos grâce à ses muscles et, conséquemment, maigrit davantage au repos! De plus, lorsqu’on s’adonne à un entraînement musculaire ou cardiovasculaire de bonne intensité, il y a présence de micro déchirures dans nos muscles. Par la suite, ceux-ci doivent se reconstruire. Cette reconstruction résulte à son tour en une dépense énergétique. Ainsi, les quelques heures de récupération suivant un entraînement permettent elles aussi d’augmenter notre MB. De là l’importance, après chaque séance, de bien manger et bien dormir pour favoriser la meilleure récupération possible.
En fait, ce que l’on doit comprendre, c’est que notre influence majeure se situe au niveau de notre ratio dépense/apport énergétique (ce que l’on fait par rapport à ce que l’on mange). Or, on entend parfois des gens se plaindre de la lenteur de leur métabolisme de repos dû à un problème de glandes. Eh bien, ces gens emprunte souvent ce discours sans avoir même consulter, si bien qu’ils devraient savoir qu’un tel problème survient dans seulement 2% des cas.
Si vous désirez avoir une idée de votre MB, vous pouvez vous référer à l’équation suivante, originalement trouvée par Harris et Benedict et recalculée par Roza et Shizgal (1984) :
Femme: Métabolisme de base= (9.74 x P) + (172.9 x T) - (4.737 x A) + 667.051
Homme: Métabolisme de base=(13.707 x P) + (492.3 x T) - (6.673 x A) + 77.607
Où MB= Métabolisme de base
P= Poids en kilogramme (kg)
T=Taille en mètre (m)
A=Âge en années
Pour le calcul du métabolisme basal en fonction de vos efforts physiques,
veuillez consulter le tableau suivant.
Besoins caloriques quotidiens moyens estimés en fonction de l'activité (pour un MB de 1650 Kcal environ)
Activité |
Mode de calcul |
Kilocalories |
Homme et femme sédentaires |
Métabolisme de base x 1,37 |
2261 |
Homme et femme actifs |
Métabolisme de base x 1,55 |
2558 |
Homme et femme sportifs |
Métabolisme de base x 1,80 (voire x 2) |
2971 |
Voyons maintenant certains facteurs en lien avec notre sujet et leurs effets sur le MB.
-
Activité physique = augmentation du MB
-
Perte de masse musculaire = diminution du MB
-
Vieillissement = diminution du MB
-
Sédentarisme = diminution et ralentissement du MB
-
Hypothyroïdie = diminution du MB
Nous pouvons donc terminer en disant que, règle générale, nous sommes maîtres de
notre propre sort!
Bon entraînement!
Mathieu Leduc, B.Sc., kinésiologue
|
|
 |